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L’écrivain Christophe Grangé, célèbre pour ses récits sombres, affirme que l’amour est la clé de tout

Dans le podcast Conversations chez Lapérouse, publié le 21 novembre, le journaliste et écrivain à succès Christophe Grangé s’est confié sur son premier livre autobiographique, “Je suis né du diable”. Dans cet ouvrage, il retrace son histoire familiale tragique, parvenant néanmoins à en extraire un message d’espérance.

L’écrivain à succès de thrillers et romans policiers, tels que Les Rivières pourpres ou encore Le Vol des cigognes, Christophe Grangé, a publié à la rentrée littéraire 2025 sa première œuvre autobiographique intitulée Je suis né du diable. Un livre original où il explore les origines de son univers d’écriture sombre et violent, au micro de Frédéric Beigbeder dans le podcast Conversations chez Lapérouze, le 21 novembre.

Dans l’entretien, il revient sur son histoire familiale tragique, marquée par la cruauté de son père, personnage “maléfique” selon ses propres termes. Il retrace ces épisodes à travers les yeux de sa mère et de sa grand-mère, trop petit pour avoir des souvenirs précis. Il explique avoir été traumatisé par cette ambiance qui a sans aucun doute inspiré les histoires de ses livres.

“On m’a souvent demandé d’où me viennent des idées pareilles, que j’ai dû me tourner vers mon enfance et puis il y avait cette zone d’ombre que j’ai creusée et là je découvre en fait qu’il y avait quelque chose de terrible.”

Selon lui, cette influence marque l’enfance et la construction de la personnalité en empoisonnant la vie mais n‘est pas une fatalité grâce au pouvoir de l’amour :

“Si vous avez la bonne dose d’amour enfant, il n’y a pas de raison que vous glissiez dans la mauvaise direction, en revanche si vous avec une fêlure et qu’on vous a fait du mal enfant, ça vous empoisonne.”

Même si le Mal est le thème principal de ses œuvres, il n’en est pas la fin. Une différence fondamentale pour l’auteur pour qui le bien doit toujours triompher. Reprenant les propos de Saint-Augustin, qui affirme que l’on a toujours le choix entre le bien et le mal, Christophe Grangé ajoute que “le mal ce n’est pas vraiment le mal, mais c’est un dérapage du bien”. Ainsi, la clé de toutes choses c’est l’amour.

C’est son éducation chrétienne qui lui permet d’adopter cette philosophie de vie et l’amène à croire que, plus on a de raisons d’en vouloir à quelqu’un, plus il faut prier pour cette personne. Un état d’esprit qu’il démontre en expliquant qu’il n’a pas de haine ni de sentiment de revanche envers son père :

“Je pense que je le considérerai comme quelqu’un de malade. Je n’aurai ni haine, ni amertume ni esprit de revanche, je serai plutôt compatissant.”

Elormise Pierre

Crédit Image : Shutterstock / Prometheus72 (2010)

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